Par Damien BASSON, avocat associé chez INLO Avocats et Séverine Renaud, ingénieur patrimonial chez Edmond de Rothschild

Paru dans Option Finance, n°1566, lundi 6 juillet 2020

 

La loi de finances pour 2020 vient d’ouvrir la possibilité pour des sociétés étrangères de faire bénéficier leurs employés et dirigeants en France du régime des bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise (« BSPCE »). En internationalisant les BSPCE, outil d’intéressement incontournable des « start-ups » françaises envié par l’étranger, l’objectif affiché du législateur est d’inciter les pépites du monde entier à s’implanter en France. Cette nouvelle opportunité soulève toutefois son lot de questions et les praticiens vont devoir s’adapter. Point sur le traitement des BSPCE dans un contexte international.

Les start-upers actuels de la « French Tech », plus mobiles que leurs ainés, sont nombreux à s’interroger sur une éventuelle mobilité internationale dans le cadre du développement de leur entreprise. Or, si le mécanisme des actions gratuites et des stock-options est bien ancré et connu à l’international, les BSPCE soulèvent quant à eux de nombreuses questions lorsque l’on quitte le périmètre franco français : quelles sont les conséquences fiscales d’un départ à l’étranger d’un bénéficiaire de BSPCE ? Comment le gain relatif aux BSPCE est-il qualifié et imposé à l’étranger ? A quel moment ? Comment les conventions fiscales règlent-elles d’éventuels conflits d’imposition entre les Etats ? Comment une société étrangère peut-elle émettre des BSPCE « made in France » qui n’ont pas d’existence en tant que tels dans son droit interne ? Telles sont notamment les questions que nous nous proposons d’aborder.

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